L’Achat local … plus que jamais !

J’ai publié il y a quelques temps un article / reportage sur la page Facebook KaPé, prônant l’achat local versus les usines exploitant leur main-d’oeuvre … et je me sens un peu mal … Je suis la PIRE, en fait, je suis la MEILLEURE au jeu: Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.

Il n’y a même pas un mois, j’ai commandé par internet des vêtements pour mes cocos. Les prix étaient si ridiculement bas, qu’on me payait presque pour que je les achète. Ces vêtements ont été confectionnés au Bangladesh.

Je fais mon méaculpa.

Pourtant, s’il y a bien quelqu’un qui connait l’importance d’encourager les créateurs locaux, c’est bien moi. Il y a quelque chose de valorisant à choisir un vêtement en sachant qu’il a été conçu et confectionné par talent et passion.

J’accepterai la première pierre de la personne n’ayant jamais succombé à une pièce assemblée au tier monde, dans on-ne-sait-quelle-condition-minable.

Je m’engage alors, en ce jour, à défendre, promouvoir  et adopter l’esprit d’achat local et responsable, à être consciente de ma consommation et des conditions de travail à l’étranger.

Ceci étant dit et confessé, je vous présente l’endroit ainsi que les conditions dans lesquelles les vêtements KaPé sont créés.

Atelier KaPéAtelier KaPé

Voici le modeste atelier KaPé ! Une pièce d’environ 10 x10, très embourbée, bien éclairée par deux grandes fenêtres, décorée de patrons, tissus et vêtements accrochés jusqu’au plafond. Tout est un peu croche et pas tout à fait au niveau, mais c’est le vécu de la maison. Il donne face à la chambre des guerriers-bébés pour une proximité d’écoute lors des dodos. Je m’installe sur le plancher pour construire mes patrons; je déroule mes tissus sur la table de la cuisine pour tailler mes morceaux; pour le reste, tout est très fonctionnel et agréable.

Chaque morceau est pensé, rêvé et conçu avec précision et passion. Chaque vêtement est assemblé, essayé, retravaillé pour être ensuite cousu pièce par pièce, un après l’autre. La finition est souvent faite à la main.

Même si j’adore ça; tout ça, je vous avoue qu’une journée complète à coudre huit vestons identiques, quinze fermoirs un après l’autre, neuf robes en séries … c’est pas évident, c’est parfois même déprimant. Par contre, voir le produit fini est très valorisant. Le voir sur quelqu’un qui le porte à merveille avec fierté et qui l’a choisi par coup de coeur, beauté et qualité, c’est tout ce que ça me prend pour que je retourne derrière mes machines pour continuer encore et encore…

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